Avril 2019 : Des expositions itinérantes et vivantes !

L’un des engagements de Diversités Pastel, association LGBTQI+ du Tarn, pour 2019, c’est d’éduquer à la différence au travers d’expositions proposées aux établissements scolaires du Tarn, notamment les collèges et lycées. La réalité a déjà dépassé les espérances. Ainsi, les supports, d’abord prêtés, ont pu être acquis par l’association, notamment « Le Cinéma contre l’homophobie », co-financé grâce à un partenariat avec les MGEN, et « La Littérature jeunesse contre les discriminations ». De même, les établissements postbac, du supérieur, semblent montrer un certain intérêt pour ces expositions. Les enjeux pédagogiques sont alors différents.

Tel est le cas de l’Institut Saint-Simon du Séquestre, qui se consacre à des parcours du social. Pendant près d’un mois, « Le Cinéma contre l’homophobie » était mis à la disposition des publics en formation. Le 21 mars avait lieu un cocktail dans les murs, l’occasion de revenir sur cette expérience et d’évoquer de nouveaux projets.

C’est ce qui ressort des discours de Nadège Moguen, formatrice, et de Jozef Cacho, vice-président de Diversités Pastel. Après avoir chacun rappelé les missions et objectifs de leurs structures, ils ont souligné, tous deux chaleureusement, l’importance de la collaboration entre l’Institut Saint-Simon et l’association et évoqué le devenir des échanges, au point de proposer à Diversités Pastel d’intervenir sur une séance de TD dans le cadre des certaines formations.
Que ce soit les bénévoles de notre association, les formateurs ou les étudiants en dernière année d’éducateur spécialisé présents, tout le monde semblait parler à l’unisson des discours.

Florence Bordes, de l’Institut Saint Simon, pouvait rappeler que la question des discriminations était abordée en première année, et celle des théories du genre, davantage questionnée en deuxième session. L’intérêt est double : former les étudiants sur ces thématiques en tant que futurs professionnels du social, mais aussi sensibiliser à un âge où les questionnements sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre sont souvent à l’ordre jour.

Pour Vincent, étudiant en troisième année d’éducateur spécialisé, l’exposition était intéressante mais la connaissance de l’existence de Diversités l’est encore plus : « En tant que futur professionnel du social, je sais maintenant qu’il existe une structure tarnaise vers qui je pourrai orienter les personnes accompagnées en cas de besoin ».

De même, Françoise Bichon, documentaliste, insiste sur la transmission de l’information, y compris entre professionnels de la documentation, pour faire circuler les expositions ou enrichir les fonds de films pour « Le Cinéma contre l’homophobie », ou de littérature jeunesse dans le cas de l’autre support. Certains bénévoles de Diversités Pastel se sont étonnés devant l’attrait de l’Institut Saint-Simon pour « La Littérature jeunesse contre les discriminations », compte-tenu que ces panneaux s’adressent à l’origine aux écoles primaires.

C’est oublier que l’enjeu pédagogique est à un autre degré, comme le rappelle Nadège Moguen : présenter ce type de support à des étudiants du supérieur leur permet de réfléchir à la manière de sensibiliser un public d’enfants avec lesquels ils travaillent parfois en MECS ou IME, par exemple, et d’acquérir des bases bibliographiques sur ce point.

Lors de ce « finissage », la qualité des échanges et la convivialité rejoignaient les principales valeurs et le processus de travail de Diversités Pastel : c’était beaucoup de tolérance et de bienveillance, des propos constructifs et efficaces, le tout dans un cadre convivial et décontracté.

Tony KUNTER

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